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Actualités


MOT DU PERE JERÔME LAMBERT



Publié le 17 mars

de la Paroisse de Montchanin


Je tiens à communiquer quelques informations aux paroissiens qui sont sur la page Facebook ou qui vont sur le site du Doyenné Creusot Montchanin. Je sais combien la situation actuelle est inédite pour chacun de nous. Je m’étais davantage préparé à un jour célébrer la messe de manière clandestine parce que cela nous serait interdit comme c’est douloureusement le cas dans d’autres pays pour de nombreux frères et sœurs en Christ. Eh bien c’est un virus qui ne nous interdit pas de célébrer la messe, mais d’être en contact direct les uns avec les autres. En toute conscience, j’ai charge de vos âmes, mais ne pas prendre soin de votre santé, serait ne pas prendre soin de vous aussi. J’ai souffert ce dimanche d’être dans l’obligation de célébrer la messe seul. Et je pense que nombre d’entre vous souffrez de cette situation. A l’heure où je vous écris, nous en sommes à la phase du confinement, nos dirigeants ont eu à prendre cette douloureuse décision pour tous. Donc il n’y aura plus de messes célébrées de manière communautaire pour freiner la contamination qui est réelle et rapide. Ces obligations nous sont imposées par le Gouvernement et par la Conférence des Evêques de France. Pour ceux qui auraient du mal à obéir à ces restrictions, pensez simplement que ce virus puisse atteindre l’un des vôtres et que cette atteinte soit mortelle…. je ne commente pas plus. Tous, nous avons ce Devoir de prudence. Prudence qui j’en ai conscience engendre une souffrance pour les croyants. N’ayant pas les capacités personnelles de vous dire les choses de manière très claire, je préfère laisser la parole à d’autres. Je vous mets ci-dessous le mot prononcé dimanche soir par Mgr Aupetit, évêque de Paris, au début de la messe qu’il a célébré à huit clos. Je vous laisse aussi un extrait d’un confrère prêtre à ses paroissiens, 2 prières, et les moyens pour vivre la communion spirituelle. Je prie bien pour vous, je vous porte dans mon cœur de prêtre, cœur triste comme beaucoup par cette situation. Soyez bénis. Jésus vous aime ! p Jérôme +

prières

Prière de confiance en ce temps d’épidémie

Seigneur Jésus, par ton Cœur,

Tu nous révèles la plénitude de ton amour.

Dans l’Évangile, Tu nous montres que la prière confiante obtient des merveilles de grâce.

Viens au secours de nos doutes.

Dans nos inquiétudes, augmente notre foi.

Donne-nous de croire fermement que Tu nous aimes d’un amour infini.

En ces temps d’épidémie, où nous sommes empêchés de Te recevoir sacramentellement, viens nous visiter ;

pour nous fortifier dans nos épreuves.

Tu connais notre désir de T’aimer et notre manque de fidélité.

Faibles et pécheurs, nous nous en remettons avec confiance à Ton immense miséricorde.

Protège-nous et garde-nous dans la tendresse infinie de Ton Cœur.

Cœur de Jésus, plein d’amour et de bonté, nous avons confiance en Toi.

Secrétariat des Œuvres du Sacré-Cœur

N’hésitons pas à prier tous les jours cette très ancienne antienne Mariale

« 

Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers délivre-nous toujours, Vierge glorieuse et bénie. »

Message de Mgr Aupetit, Archevêque de Paris, lors de la messe de dimanche soir, 15 mars, à St Germain l’Auxerrois.

Nous sommes dans une église totalement vide, ou presque vide. Il a fallut prendre ces mesures car le travail d’un pasteur, c’est de protéger ses brebis. C’est parce que je dois prendre soin du troupeau qui m’est confié, comme le bon pasteur qui prend la brebis fragile sur ses épaules. Je sais que vous comprenez cette décision pour le bien de tous et de participer à l’œuvre commune de préservation par rapport à l’épidémie et à la maladie. C’est le moment pour nous de revisiter ce qu’est l’Eucharistie. Elle est source et sommet de notre vie chrétienne ; ce n’est pas une habitude, ce n’est pas quelque chose de facultatif auquel on participe en fonction de nos envies ou de nos possibilités. C’est VITAL. Et peut être que ce moment qui nous est donné d’un désert eucharistique nous permettra de prendre conscience que sans l’Eucharistie, il nous est pas possible de vivre en chrétien et de recevoir la Vie Eternelle. C’est le moment aussi de savoir que nous allons essayer de déployer quelque chose de nouveau, peut être, sur la fraternité. Nous avons à faire attention particulièrement à ceux d’entre nous qui sont les plus faibles, qui sont isolés… C’est le moment d’être inventif dans la charité. Ce que nous vivons nous fait toucher du doigt ce que vivent nos frères chrétiens en pays persécutés où ils ne peuvent pas avoir l’Eucharistie. Ou bien dans ces lieux éloignés de tout sacerdoce : oui nous participons à ce jeûne eucharistique, non pas pour nous en priver, mais au contraire pour augmenter notre désir de le recevoir et de communier au Seigneur. Enfin la prière est ce qui nous unis envers et contre tout. Dans la communion des Saints, nous savons que le Christ est là au milieu de nous, même si nous ne sommes pas ensemble. Mais le Christ est là qui porte nos prières devant Dieu. Chaque jour la messe sera célébrée par tous les prêtres, puisque les prêtres ont l’obligation de célébrer la messe. Même s’ils doivent le faire seuls, c’est bien l’offrande du Christ qui s’accomplit et le Christ s’offre, Lui le vrai Grand Prêtre. Il s’offre Lui-même car Il est l’offrande. Il offre parce qu’Il est le Prêtre et c’est à Lui que l’on offre parce qu’Il est Dieu. Voilà ce qu’il convient de nous rappeler en ce jour où, peut être, douloureusement nous sommes atteints par les exigences de la santé de nos frères. Les messes en semaine sont aussi supprimées à la demande du gouvernement. Ayons à cœur de participer à cette communion universelle et puisque nous ne pouvons pas toujours communier au Corps du Christ, apprenons la Communion Spirituelle

Extrait d’un mot du père Gaël de Breuvand, curé dans le diocèse de Lyon, à ses paroissiens.

La messe continue à être célébrée : chaque jour, chaque prêtre porte le monde dans la prière de la messe... Et vous êtes tous présents sur sa patène ! Par le principe de la "communion des saints" vous êtes pleinement unis à l’unique sacrifice du Christ rendu présent dans l’Eucharistie. Dans la journée, plusieurs fois par jour, on peut lever les yeux vers le ciel et s’unir aux 8500 messes célébrées en cet instant (près de 400 000 par jour). Au XVIe siècle saint Charles Borromée avait pris la même décision à Milan face à la peste... Il avait même fermé les églises (mais à l’époque, tout le monde s’y précipitait... on en est pas encore là !)